Sur la route de la VIIème croisade, le roi de France est fait prisonnier à l'issue de la bataille de Mansûrah en Egypte. Après avoir payé une rançon au sultan Turanshâh de 400 000 livres, il sera délivré le 6 mai.
L'empereur Napoléon Ier affronte les Russes et les Prussiens près de Königsberg en Prusse Orientale. Sur le champ de bataille, la Grande Armée emmenée par Davout, Soult, Augereau, Murat et Ney compte 55 000 hommes épuisés par onze jours de marche dans la neige. Face à eux, 60 000 russes et prussiens sous les ordres de Bennigsen, Bagration et Barclay de Tolly. Des deux cotés, les pertes sont considérables : les Français comptent plus de 25 000 hommes, les Russes et les Prussiens 30 000. Fait unique dans les batailles de l'Empire, l'empereur restera huit jours sur place pour évacuer les morts et les blessés. Il refusera qu'un "Te Deum" soit chanté pour la victoire et écrira le 12, "un père qui perd ses enfants ne goûte aucun charme à la victoire."
A l'image de la Caroline du Sud qui s'est retirée de l'Union le 20 décembre 1860, les états esclavagistes du sud des Etats-Unis font sécession et s'organisent en Etats confédérés d'Amérique. La Géorgie, l'Alabama, la Floride, la Mississippi, la Louisiane, le Texas, l'Arkansas, la Caroline du Nord et du Sud et le Tennessee constituent les nouveaux états confédérés. Ils comptent 9 millions d'habiatnts dont 4 millions de noirs. Leur formation en confédération autonome marque le début de le guerre de sécession (1861-1865).
Sans aucune déclaration de guerre préalable, la flotte japonaise attaque la base russe de Port-Arthur à la pointe Sud de la prequ'île du Lio-tung, en Chine. Sept navires russes sont coulés. Le Japon frappe la Russie suite à l'échec des négociations pour le retrait des troupes russes de Mandchourie. La guerre russo-japonaise commence. Elle s'achèvera en septembre 1905 avec la victoire du Japon. Le "nain jaune" recevra de "l'ours russe" le sud de l'île de Sakhaline, le Liaodong et le chemin de fer sud-mandchourien.
Plusieurs artistes européens se réunissent à Zurich à l'initiative du metteur en scène Hugo Ball pour l'inauguration du Cabaret Voltaire. Parmi eux, Tristan Tzara, poète roumain, Richard Huelsenbeck, poète allemand, Jean Arp, sculpteur alsacien et Hans Richter, peintre allemand. A l'aide d'un coupe-papier, ils ouvrent au hasard un dictionnaire et tombent sur le mot "dada". En réaction à l'absurdité et à la tragédie de la Première Guerre mondiale, ils baptisent le mouvement qu'ils viennent de créer de ce nom. Le "Dadaïsme" entend détruire l'art et la littérature conventionnels. Le mot lui-même ne signifie rien, il désigne selon les fondateurs du mouvement le néant absolu. En 1918, le dadaïsme atteindra son apogée quand Marcel Duchamp se joindra au groupe zurichois. Il faudra attendre 1919 pour voir le "Dada" arriver en Allemagne, avec Max Ernst, et en France, avec l'installation de Tzara à Paris.
En fin de matinée, onze bombardiers B 25 et six chasseurs français bombardent le village tunisien de Sakhiet Sidi Youssef à la frontière algéro-tunisienne. Le village est détruit, 62 civils sont tués et 130 personnes blessées. Au même moment, un convoi de la Croix-Rouge arrivait à Sakhiet pour y livrer des vivres. Plusieurs véhicules sont touchés. La communauté internationale est indignée. Le président tunisien Habib Bourguiba exige le retrait des troupes françaises de son pays. Le bombardement de Sakhiet Sidi Youssef est opéré en guise de représailles car, vers 9 heures du matin, un avion de reconnaissance française a été touché par l'ALN (Armée de Libération Nationale) algérienne.
A l'appel du PSU et du PC, une manifestation pour la paix en Algérie et contre l'OAS est organisée à Paris autour de la place de la Bastille et de la place de la République. Prévue depuis une semaine, le rassemblement est interdit par le préfet de Police, Maurice Papon. La répression policière est violente. Les CRS chargent les manifestants qui s'engouffrent dans une bouche de métro fermée, station Charonne. 8 personnes meurent écrasées contre les grilles. On dénombre une centaine de blessés.
Le président yougoslave Mika Spiljak ouvre officiellement les XIVème Jeux Olympiques d'hiver à Sarajevo. C'est la première fois qu'une compétition olympique d'hiver se déroule dans un pays communiste.