Sur une proposition du philosophe Blaise Pascal, un système de transport en commun est élaboré à Paris. Sept carrosses publics sont mis en service entre la Porte Saint-Antoine et le Luxembourg. La course coûte 5 sols.
Napoléon Ier crée une institution visant à régler les différends entre employeurs et salariés. La loi, qui sera complétée par un décret le 3 juillet, prévoit l'établissement d'un conseil de prud'hommes "dans les villes de fabriques où le gouvernement le jugera convenable". Le premier conseil de prud'hommes verra le jour à Lyon à la demande des industriels de la soie. En 1813, on dénombrera 26 conseils à travers toute la France.
Les Parisiens, abandonnés par le gouvernement de Défense Nationale qui a capitulé face aux Prussiens et s'est réfugié à Bordeaux, se révoltent contre leurs dirigeants. A Montmartre, quand le chef du pouvoir exécutif Adolphe Thiers, décide de faire enlever des canons érigés par le peuple pour se défendre contre l'ennemi, l'insurrection éclate. Les généraux chargés de s'emparer des canons, Lecomte et Thomas, sont fait prisonniers et battus à mort par la foule. Les Gardes nationaux se rallient au peuple et les insurgés se constituent en Comité Central à l'Hôtel de Ville. La Commune sera proclamée le 28.
Après 10 jours d'affrontements, les troupes bolcheviques de Léon Trotski lancent l'assaut contre les mutins de Kronstadt. 900 marins sont exécutés tandis que 8000 parviennent à fuir vers la Finlande. Lassés par le communisme de guerre et le centralisme léniniste, les marins de Kronstadt réclamaient l'instauration d'une démocratie socialiste réelle. Leur slogan : "Tout le pouvoir au Soviet". La violence de la répression menée par Trotski et Toukhatchevski montre combien leur contestation est considéré par Moscou comme contre-révolutionnaire.
Lancé par le communiste Frédéric Joliot-Curie et le Mouvement mondial pour la paix, l'appel de Stockholm contre la bombe atomique recueille 3 millions de signatures en France. Le texte stipule: "Nous exigeons l'interdiction immédiate de l'arme atomique, arme d'épouvante et d'extermination des populations.[...] Nous considérons que le gouvernement qui, le premier, utiliserait contre n'importe quel pays l'arme atomique, commettrait un crime contre l'humanité et serait à traiter comme un criminel de guerre. Nous appelons tous les hommes de bonne volonté dans le monde à signer cet appel." L'appel de Stokholm sera signé par plus de 150 millions de personnes dans le monde entier.
Les négociations concernant le règlement du conflit franco-algérien aboutissent à la signature des accords d'Evian. Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire de la République algérienne, Krim Belkacem et le ministre français des Affaires algériennes Louis Joxe (assisté de Robert Buron et Jean de Broglie) reconnaissent la souveraineté de l'Etat algérien. Les accords d'Evian mettent fin à huit de guerre et à plus d'un siècle de présence française en Algérie. Le cessez-le-feu est programmé pour le lendemain à midi. La France s'engage à évacuer progressivement ses troupes et à maintenir son aide économique pendant trois ans. Elle obtient des assurances sur le pétrole et bénéficie d'un "droit de préférence". Malgré la signature des accords, la guerre va continuer à faire rage jusqu'à la proclamation solennelle de l'indépendance en Algérie le 3 juillet 1962.
Relié à la navette Voskhod 2 par un cordon, le soviétique Alexeï Leonov flotte pendant 10 minutes dans l'espace. Il est le premier homme de l'histoire à effectuer une sortie dans le cosmos. Le 3 juin de la même année, l'américain Edward White réalisera une sortie de 20 minutes dans l'espace.