Quatre frégates (la "Muiron", la "Carrère", "l'Alerte" et "l'Indépendant") mouillent devant Fréjus : à leur bord, le général Bonaparte de retour d'Egypte avec les généraux Duroc, Lannes, Marmont, Murat et Berthier. Les quatre bateaux avaient quitté Alexandrie le 22 août et fait un long détour pour éviter les navires britanniques. Les difficultés que rencontre le Directoire et l'enlisement des armées françaises en Egypte ont poussé l'ambitieux général à précipiter son retour en France.
Le général anglais Wellington envahit Bayonne et le sud de la France après avoir franchi les Pyrénées. Les troupes anglaises sont accueillies en libérateurs dans tout le Sud-ouest. Wellington fera un entrée triomphale dans Toulouse au mois d'avril. Depuis le mois de janvier 1812, il menait sa troisième offensive en Espagne pour chasser du trône le roi Joseph, frère de Napoléon et repousser les troupes françaises au-delà des Pyrénées.
L'ambassadeur du Japon fait assassiner la reine Minbi, impératrice Min de la Corée. Le Japon et la Chine se disputent alors le contrôle du pays qui sera finalement annexé par l'empire japonais en 1910.
Les communistes français s'opposent à l'envoi de militaires du contingent en Algérie. La manifestation tourne à la bataille rangée contre les forces de l'ordre. Après Lyon en septembre, Rouen est la deuxième ville à s'insurger contre le départ d'appelés en Algérie française.
L'écrivain et ancien dissident soviétique reçoit le prix Nobel de littérature. Le régime communiste de Moscou, dirigé par Léonid Brejnev, refuse de lui fournir un visa et Soljenitsyne ne pourra aller chercher son Nobel. Condamné en 1945 à huit ans de goulag pour avoir critiqué Staline, l'écrivain a connu le succès international en 1962 avec "Une journée d'Ivan Denissovitch" où il fait une description crue des camps de concentration staliniens.
Le parlement polonais interdit le syndicat indépendant présidé par Lech Walesa, constitué à l'occasion de l'occupation des chantiers navals de Gdansk en 1980. Immédiatement éclatent partout en Pologne de violentes manifestations visant le régime communiste. "Solidarité" continuera d'exister dans la clandestinité. Il sera de nouveau autorisé en 1989.